Ragnarök, la Rose d'Argent
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Ragnarök, la Rose d'Argent


 
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 La Quête

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Gourry
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MessageSujet: La Quête   Lun 21 Fév - 1:35

Dernière version corrigée et mise en forme :
à venir très prochainement


Prologue
http://www.rose-argent.com/t4303-chose-promise-chose-due

Bonten a écrit:
Cela faisait plus d’une année que Bonten n’avait franchi les imposants remparts de Prontera, et dans une telle cité, cela équivalait à un siècle. Certaines boutiques avaient disparues, d’autres changées de propriétaires, créant ainsi un nouveau visage a la ville. Les habitants eux aussi arborait de nouvelles attitudes, de nouveaux masques, de nouveaux codes. Le fond, ancien et invariable avait beau avoir été conservé, la forme de ce pays qu’il connaissait pourtant si bien apparaissait au sorcier comme totalement inconnu.

Il dût déambuler plus d’une heure dans les ruelles pour faire enfin une rencontre. Un ancien ami ? Un vieux professeur ? Un parent ? Rien de tout cela. Juste un parfait étranger qu’il bouscula au hasard d’un détour trop étroit.


« - Pardonnez-moi. » Répondit-il en réflexe à l’altercation.
« -Ce n’est rien. »

Sa voix avait a peine retenti aux oreilles de magicien qu’il se figea. Au milieux des multiples bruits, roues de chariots, cris de Pécopécos, meuglements d’ivrognes, s’était la première voix claire, calme et posée qu’il avait eu loisir d’entendre depuis son arrivée, et il ne le réalisa qu’a l’instant.


* Il y a encore quelques individus qui n’ont pas besoin de fournir d’efforts infinis pour parler à un étranger, même si ce n’est que pour m’excuser, surprenant.*

Interrompant sa réflexion sur la perte de savoir vivre des citadins, Bonten tourna les talons pour faire face a l’individu qu’il avait entretemps dépassé de quelques pas. Sans dégager son propre visage, caché par un imposant chapeau et un nuage de cigarette, il contempla cet inconnu singulièrement poli.

Ses vêtements usés mais de bonne facture trahissaient un niveau social élevé mais une activité physique. Seul les voyous les plus habiles ont les ressources nécessaire pour s’offrir de tels étoffes et les occasions de les user autant. Il s’agissait donc d’un individu de plus en plus original : brigand et éduqué.

* Ça tombe plutôt bien, je préfère un roublard a un homme trop lisse.*

Toussant légèrement, la mage éclairci sa voix avant de prendre la parole.

« - Les habitants de cette ville ne sont donc pas tous tombés dans un mutisme total ? Me voilà rassuré, moi qui craignais que mon retour ne soit accueilli que par la solitude. Permettez-moi de me présenter, Bonten, de Geffen. Quant a vous, qui que vous soyez, acceptez en dédommagement de mon manque d’attention, que je vous offre un verre. J’ai très soif, tant d’alcool que de rencontres nouvelles... »
Gwaelyan a écrit:
Et c'est ainsi que les deux hommes se retrouvèrent à discuter autour d'un verre dans l'un des plus célèbres bistrots de Prontera. C'est alors qu'ils virent arriver une jeune femme minuscule, d'allure plutôt frêle, s'installer à leur table. Cette dernière, sans gène, se hissa sur la banquette à côté du roublard et commença à balancer ses pieds dans le vide, les coudes sur la table, ses mains soutenant son menton et son regard plongeant dans les yeux de l'inconnu, de toute évidence, parfaitement à l'aise. Elle portait une soutane de prêtresse, des plus simples, propre bien que chiffonnée et usée jusqu'à la corde sur certains plis. Du premier regard, Spyrolx reconnut Gwaelyan. Il ne put s'empêcher d'émettre alors un profond soupir, que la prêtresse ignora totalement. Et avant même qu'il puisse dire quoi que ce soit, celle-ci leva brusquement la main à l'attention du tenancier des lieux:

- Aubergiste! Un demi! Et de la bien fraîche! s'exprima la jeune femme d'une voix étonnamment forte pour sa corpulence.

L'aubergiste s'exécuta rapidement, ne voulant surtout pas contrarier la jeune femme, bien connue par ici pour les troubles qu'elle avait déjà semés. En amenant la commande de sa cliente, il se demanda comment ce tout petit bout de femme pouvait être capable de déclencher autant de bagarres autour d'elle. Certains répondraient: " comme toutes les femmes, lorsqu'elles sont mignonnes et qu'elles attirent le regard." Mais celle-ci n'était malheureusement pas comme toutes les femmes. Certes, elle n'était pas vilaine, mais son attitude générale était plus proche du charretier que d'une femme d'Église. D'ailleurs, c'était à se demander comment l'Église avait pu l'accepter parmi ses prêtres. L'aubergiste secoua la tête en signe d'abnégation et déposa la bière devant la demoiselle. A peine celle-ci posée sur la table que Gwaelyan s'en saisit et la vida cul sec.


- Une autre!fit-elle, du même ton utilisé précédemment, il fait soif ici!


Dernière édition par Gourry le Mer 23 Fév - 1:59, édité 3 fois (Raison : Orhographe / Grammaire, lien vers le topic prologue.)
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Gourry
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 1:35

Chapitre 1 - A la croisée des chemins

La taverne était bondée. La clientèle, bien qu'hétéroclite, partageait une certaine aisance. L'argent et l'or tintait, et dans aucune escarcelle on ne distinguait de cuivre. C'était ce genre de lieu où on pouvait trouver de tout et de n'importe quoi pour peu qu'on puisse payer. Celle qui venait de pousser la porte n'avait pas fini de jeter un coup d'oeil à l'intérieur que tous l'avait déjà jaugé. Et tous étaient arrivés à la conclusion qu'elle était inoffensive : une prêtresse simplement vêtue qui n'avait même pas de bâton dans le dos. Tout au plus un petit collier sur lequel était enfilé une petite centaine de gemmes aux reflets bleutés. Elle semblait chercher quelque chose, ou quelqu'un, en s'avançant entre les tables où étaient attablés soiffards et bavards.

Elle s'installa à une table où trois hommes buvaient. Un paquet de cartes était posé à côté de leurs verres. Ils levèrent la tête, leurs mains se posèrent sur la garde de leurs armes. L'atmosphère s'épaissit, les conversations moururent et le tavernier blêmit.
– Une partie ?
– Si tu as de quoi enchérir, répondit le premier après quelques secondes.
– On démarre à 50 000 ici, ajouta le second.
– Parfait dit-elle en sortant une petite bourse.
Elle défit le noeud et sorti de quoi payer la première mise ce qui rassura le tavernier et désola ceux qui espéraient que cela dégénère... Un petit cercle de spectateurs se forma autour de la table. Les paris allaient bon train sur le nombre de parties que la nonne pourrait tenir avant de repartir les poches vides... s'il lui restait des poches...
Il s'agissait d'un jeu en vogue, où il fallait faire des figures avec des cartes classées dans quatre familles : les Démons, les Anges, les Morts-vivants et les Élémentaires. Chaque joueur avait deux cartes en mains, et trois autres étaient posées face contre table. Les donneur retournait la première des trois, les joueurs misaient, posaient leurs cartes sur la table et on retournait les deux dernières.
Jusque là les parties s'enchainaient et la prêtresse s'en sortait plutôt bien. Celui qui avait accepté qu'elle se joigne à eux commençait à s'en mordre les doigts. Il distribua les cartes, posa les trois sur la table et annonça :
– Dernière partie mignonne.
– Si tu veux, lâcha-t-elle.
Il retourna la première carte... Evil Druid... Avec son Ifrit et Lava Golem il disposait d'une main forte dans l'Élément Feu, plutôt bon pour contrer une main Mort-vivants. Un sourire éclaira son visage, et il vida sa bourse au milieu de la table. Ses acolytes le suivirent et se réjouirent en voyant que la prêtresse ne pouvait poser autant.
– Pas grave mignonne, tu compenseras le reste en nature ! lança un badaud.
– Vous ne devriez pas y perdre de trop au change les gars !
– Ça te convient jeune fille ? demanda sur un ton sardonique le donneur.
– Ne criez pas victoire trop vite, c'est peut-être bien moi qui vais m'amuser ce soir...
Elle posa sa paire de Ghoul sur la table, et tous retinrent un éclat de rire... Parier sa personne avec cette main ? Cette fille était folle... Le donneur retourna la prochaine carte et révéla une Evil Druid ! Deux de suite ?! Impossible, cette fille avait une chance incroyable ! C'était encore trop peu pour battre sa main, mais ses acolytes étaient déjà hors course. Il fit glisser sa main sur la dernière carte et tous s'arrêtèrent de respirer. Troisième Evil Druid ! De mémoire de joueur jamais telle main n'avait pu être observée, c'était un coup de chance inimaginable. Une main parfaite.

La prêtresse ramassait ses gains, devant des hommes armés qui écumaient de rage, quand un cri s'éleva dans son dos.
– Sylphiel ! Au nom de l'Église de Pron...
– Lex Divina ! Prononça-t-elle d'une voix forte sans même se retourner.
Les hommes qu'elle venait de dépouiller sortirent de leur torpeur et se levèrent pour la saisir. Voila une bonne occasion de se refaire.
La prêtresse se faufila entre deux tables en bousculant les badauds, joint les mains et lança une incantation devant la prêtresse qui vidait tranquillement sa bière : "Swift as the wind... Increase agility !". Elle venait de perdre quelques précieuses secondes mises à profit par ses adversaires qui bloquaient la porte. L'unique sortie... Elle évalua la situation, un prêtre le visage cramoisi qui hurlait en silence la main sur une masse d'arme, deux hommes aux mines sévères qui s'avançaient vers elle et le dernier qui tenait la porte. Autour d'elle des tabourets et des tables vides réduisaient l'espace disponible. Elle senti le mur en pierre dans son dos. Elle allait devoir se créer sa propre porte de sortie. Elle inspira, joint les mains et tout bascula. Ses adversaires se ruèrent en bousculant tables et badauds, dans une seconde ils seraient sur elle.
– Opening Ether Circuit ! s'exclama-t-elle en posant une main contre le mur. Warp portal !
Un joyau de son collier perdit de son éclat et se brisa. Une colonne de lumière s'élança du mur sur plusieurs mètres, aveuglant les occupants de la salle. La lanceuse de sort plongea dans le mur et la source de lumière se tarit, dévoilant un coin de salle vide.

Sylphiel se massa les poignets, c'est ce qui arrive quand on ne respecte pas le mode d'emploi d'un sortilège pensa-t-elle. Un Warp portal horizontal, quelle idée se dit-elle, Père Balard aurait désapprouvé... Elle lissa sa robe, et examina l'allée sombre où elle était apparue. Personne dans les environs. Elle soupesa son escarcelle avec satisfaction, de ce côté au moins, la journée avait été bonne. Son sourire s'effaça, elle s'assit à même le sol et pleura en silence... Une fuite de plus aujourd'hui. Une vie passée à fuir.


Niché contre l'orée de la forêt de Geffen, son village avait été un lieu paisible. Jusqu'à ce jour funeste, où les Orcs amassés dans les sous-bois avaient déferlé sur le village. Femmes et enfants s'étaient réfugiés dans la chaumière du chef priant pour que les hommes repoussent l'assaut. La porte vola en éclat et une masse de muscles verte entra et poussa un hurlement de triomphe rameutant d'autres monstres. La moitié du village brûlait quand les Orcs rassemblèrent les survivants au centre, parquant les femmes et enfants dans un enclos à cochons.
La jeune fille avait eu le temps de voir les rares hommes encore en vie rôtir sur des broches suspendues sur des braises fumantes, la plupart n'avaient même plus la force de hurler, les yeux révulsés, la peau brûlée et en lambeaux, ils ressemblaient aux âmes en peine du jugement dernier sur les tympans de l'église.
Les matriarches qui avaient laissées les mâles mener l'assaut reprenaient les choses en main. Cuisinières, tortionnaires, infirmières, elles cumulaient tous ces rôles. Les jeunes Orcs à peine plus petit qu'un enfant de dix ans, mais à la force démesurée pour cette taille, s'amusaient avec un jeune garçon du village. Dans quelque temps ils sortiraient des cimeterres ou des hachoirs et mettraient un terme à ce jeu macabre.
– Ne regarde pas Sylphiel, ne regarde pas ! dit la femme qui tenait la jeune fille blottie contre elle.
En fait, c'était surtout la femme qui ne voulait pas voir la vérité. Du haut de ses six ans, elle gravait tous ces détails dans sa mémoire. Une paire de bras musculeux les séparèrent et s'emparèrent de la femme. Sylphiel la vit pleurer et hurler quand l'Orc l'emmena dans une maison à demi-écroulée sous les rires gras de ses semblables.
La nuit s'avançait, les Orcs ripaillant, brûlant, saignant et violant. Le jour était encore loin de poindre, et le supplice semblait durer depuis des jours déjà quand une chef Orc s'avança parmi les rares enfants encore en vie. Sylphiel croisa le regard de la matriarche. Cette dernière grogna et s'avança vers elle d'un pas décidé, lui attrapa le poignet et la tira derrière elle. Sans pouvoir lutter, elle prit conscience de sa destinée en voyant l'état du village, les carcasses sanguinolentes qui jonchaient le sol un peu partout. « Je vais mourir si je reste ici, je ne veux pas mourir » hoqueta-t-elle. Un Orc s'avança et la pris sous le bras, elle se débattit et hurla.
– Lâche moi ! Laisse moi partir !
A l'Est le ciel s'éclaircissait et on pouvait maintenant distinguer les champs qui bordaient le village. Sylphiel pensa qu'elle serait à l'abri cachée dans les hauts épis de blés. L'Orc était arrivé devant une paillasse et jeta la gamine dessus. Elle croisa son regard et ferma les yeux, n'attendant plus aucun miracle. Le silence l'entourait quand elle les rouvrit, allongée au milieu des épis de blés. Elle se redressa, le village était aisément visible à une lieue d'ici : une colonne de fumée épaisse s'élevait sur les restes du brasier. Sylphiel se retourna et marcha dans la direction opposée pleurant toutes les larmes qu'elle avait retenues jusque là.

Elle avait été trouvé gisante dans des zones désertiques par une petite troupe d'aventuriers. Ils l'avaient ramenée en ville, à Prontera, et vendue à un artisan contre une poignée de zenys. Le commerçant n'était pas un mauvais bougre et la traita plutôt convenablement. Il tenait une forge et la chargeait de porter les messages, de faire les courses. Elle ne parlait pas de son passé, malgré ses multiples questions à ce sujet.
Un jour il ferma boutique et l'emmena avec lui. Ils entrèrent dans l'église et il la mena dans une petite salle où l'attendait un homme d'âge mûr au visage sévère. Il émanait de lui un calme certain. Il semblait habitué à ce genre de situation. L'artisan prit la parole.
– Père Balard, heureux de vous revoir, comment allez-vous ?
– Bien bien mon cher Hollgrehenn, et vous ? vous avez donc une jeune fille à nous confier ?
– Oui, les affaires n'ont pas été bonnes dernièrement, et je ne pourrais plus m'en occuper.
– Viens avec moi jeune fille, tu t'occuperas des quartiers de nos adeptes le matin : lessive, tâches ménagères et tu aideras à la préparation de l'office l'après-midi. La soirée tu étudieras la théologie.
Le temps s'écoulait rapidement dans cet environnement protégé. Elle faisait ce qu'on lui demandait et dès qu'elle avait un moment filait à la bibliothèque. Le Père Balard ne voyait aucune objection à ce qu'elle lise les mêmes livres que les adeptes de son âge. Après tout, elle n'avait aucun don pour la magie, cela ne lui ferait aucun mal pensait-il. Alors qu'elle avait treize ans, elle feuilletait un ouvrage un soir seule dans la bibliothèque. Elle n'arrivait pas à déchiffrer toutes les runes, mais la plupart n'avaient plus de secret pour elle. Un groupe d'adeptes entra et la vit lire à la lueur d'un chandelier.
– Tu n'as rien à faire ici.
– A-t-on besoin de livre pour balayer et récurer ? gloussa l'une d'elle.
– Je vous laisse la place répondit la jeune fille en refermant le livre.
– Une minute ! Tu ne crois quand même pas t'en tirer comme ça ? En nous traitant comme des moins de rien ? explosa la plus grande.
Elles s'avancèrent, deux d'entre elles la tinrent par les bras et la troisième la gifla. La meneuse gloussait un poil en retrait.
– Regardez-moi ce regard les filles. Elle pourrait nous transpercer avec qu'elle le ferait ! Et si on lui enlevait un peu de sa fierté ?
La plus grande sorti de sa poche un gant métallique hérissé de pointes.
– Il est chouette ce Kaiser Knuckle, non ? Je l'ai emprunté au Père Montier. Ce vieux fou est à moitié myope, il n'y a vu que du feu dit-elle en l'enfilant.
– Tu vas apprendre le respect sale garce susurra celle qui lui maintenait le bras droit.
Les pointes du gantelet luisaient dans la lueur blafarde du chandelier, promesses d'une douleur certaine. Elle revit en un instant cette nuit tragique où un miracle l'avait sauvé et encore une fois ferma les yeux en attente du coup à venir. Ses pensées étaient tournées vers l'extérieur de la bibliothèque déserte, cette prison où personne ne l'entendrait crier. Un souffle d'air frais lui caressa le visage, et elle ouvrit les yeux en sueur.
– Sylphiel ! tonna la voix forte du Père Balard.
– Oui ? demanda-t-elle timidement en se retournant.
– Comment es-tu arrivée ici ?
– Je... je... sortais de la bibliothèque.
– Celle qui est de l'autre côté de l'église ? Intéressant. Je ne savais pas que la porte de la bibliothèque s'ouvrait au milieu de cette allée d'ailleurs.
– C'est-à-dire que...
– Oui ? J'ai hâte d'entendre ton mensonge jeune fille. Sache qu'une téléportation produit deux sons très particuliers : un sifflement là où tu disparais quand l'air rempli le vide que tu laisses, et une petite détonation à l'endroit où tu apparais quand tu chasses l'air correspondant à ton volume. Alors qu'on n'entend rien quand quelqu'un d'invisible retire son camouflage. Je doute d'ailleurs que tu te serais découverte en ma présence. Tu t'es donc téléportée...
– Je ne le contrôle pas vous savez.
– Cela peut s'arranger. Tu prêteras serment demain matin et on commencera ton éducation.
Elle avait passé les six années suivantes à embrasser la vie d'acolyte. Elle n'était pas mauvaise élève, peut-être un peu maladroite. Mais elle était sérieuse et progressait vite. Vint le jour où elle fut ordonnée prêtresse. Elle fut libérée avec pour mission d'assister les gens dans le besoin, surtout en matière de soins et d'exorcisme. Une vie d'altruiste qui nourrit fort peu ceci-dit. Elle s'était trouvé un petit commerce pour arrondir ses fins de mois : nécromancienne.
Votre mari était mort de la fièvre ? Votre femme avait succombé à la morsure d'une vipère aux champs ? Ou bien votre fils s'était mis à dos quelques assassins qui l'avaient retrouvé une nuit dans une allée sombre ? Il suffisait de prendre rendez-vous et Sylphiel se déplaçait et ramenait l'esprit dans le corps sans vie. Chaque heure comptait, Sylphiel refusant de ramener les âmes dans des corps pourris, de crainte de relever un mort-vivant qu'il faudrait purifier devant sa famille. Naturellement il s'agissait d'un crime ignoble et un jour l'Église de Prontera fut mise au courant de ses agissements. Le Père Balard entra dans une rage folle et se jura de la retrouver et de lui administrer la correction qu'elle méritait personnellement. Avant de la faire traduire en justice accessoirement. De tels crimes ne pouvaient rester impunis.


Une vie à fuir, oui... Mais une vie libre au moins se dit-elle en se relevant et en sortant de l'allée dans la nuit lugubre de Prontera.


Dernière édition par Gourry le Mer 23 Fév - 10:10, édité 8 fois (Raison : Corrections : style, mise en forme, conjugaison (aie c'est loin...) et accords)
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Spyrolx
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 11:58

Excellent récit, j'ai tout lu pour dire ...

Vous êtes doués, bien que je n'aime pas le pratiquer, le RP en récit est plutôt sympa à parcourir Very Happy
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Black-73
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 13:42

Je me suis pas encore lancé dans la lecture.
Aller je me lance ^^

Édit: LA SUITEEEEEEEEE !!!!!!!!!!!!!!!!! x)
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Vilduff
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 14:19

2 fois je suis passé sur ce post, puis je me suis dis pourquoi pas le lire.....

Merci, merci, merci ! c'est génial, j'adore et j'admire!
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Liet
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 19:17

=D !!! Très bien écrit !!! <3
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Gwaelyan
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 19:18

Gwaelyan sirotait sa troisième demi, les deux précédentes ayant quelque peu étanché sa soif. La conversation entre Spyrolx et son magicien s'était avérée des plus ennuyantes. Ballotant toujours ses petits pieds dans le vide, elle observait ce qui se passait dans la salle autour, n'écoutant plus que d'une oreille la conversation des deux hommes.

L'auberge semblait paisible, cet après-midi-là. Sur la scène, on voyait quelques mignonettes se dandiner en petite tenue, selon le rythme imposé par un ménestrel de pacotille. Bien entendu, le spectacle suscitait les rires gras de quelques paillards. Toute à sa rêverie, la jeune femme se demanda si Spyrolx ne pouvait pas quelque peu animer la scène en mettant à leur tour ces vauriens en petite tenue ... Elle lui jeta un regard et abandonna aussitôt cette idée saugrenue. Il était évident qu'elle ne pourrait pas faire de Spyrolx son complice sur ce coup-là, ce dernier tenait trop à cœur l'image de La Rose d'Argent, en tant que guilde de qualité. Heureusement pour elle, il était en voyage lorsqu'elle avait rejoint leurs rangs, autrement, elle ne serait peut-être pas membre de cette guilde si prestigieuse.

A plusieurs tables, des groupes de jeux s'étaient formés. Certains jouaient aux dés, d'autres aux cartes. Les paris allaient bon train également. Elle eut l'envie de se joindre à l'une de ces parties et entama un mouvement pour se glisser hors de la table, mais trop tard. Sans même la regarder, poursuivant de manière très naturelle sa conversation, Spyrolx la retenait par le bras. Elle lui jeta un regard noir, mais ne put faire autrement que de se plier à la volonté de ce dernier. Furieuse de se voir ainsi entravée dans sa liberté, elle vida d'un coup sec le reste de sa bière et en commanda derechef une autre. Ce fût un jeune garçon qui lui amena sa commande, mais il n'eut pas le temps de la lui déposer devant elle qu'elle la lui arracha des mains et la vida d'un coup sec.
"Une autre!" grogna-t-elle aussitôt. Effrayé par cette cliente d'allure de prime abord inoffensive, le garçon fuit plutôt qu'il n'exécuta la commande.

Bonten qui n'avait rien saisi de l'affaire, ouvrit des yeux ronds mais sa réserve l'empêcha de poser des questions. Spyrolx commençait presque à regretter d'avoir retenu la prêtresse contre son gré: elle allait finir par lui faire échouer totalement son recrutement. Cependant, il savait que les hommes qui jouaient à ces tables n'étaient pas des tendres. Et même si cette prêtresse atypique avait adopté leur langage, il doutait qu'elle puisse faire grand chose contre eux. En aucun cas, il ne voulait être entrainé dans une bagarre dans le but de sortir la jeune femme saine et sauve du merdier dans lequel elle se serait fourrée.

C'est alors qu'une autre prêtresse fit son entrée dans l'établissement. Gwaelyan, intriguée par cette nouvelle venue, en oublia sa colère. Il ne s'agissait visiblement pas d'un de ces prêtres haut placés, pour qui ce bar était l'un des pires lieux de perdition de Prontera et qui, d'ailleurs, évitaient cet endroit comme la Peste. Mais de ce fait, n'avait-elle vraiment rien à craindre de cette prêtresse? Et si celle-ci était envoyée ici en mission pour la ramener face au Saint Siège de l'Eglise de Prontera? Prise par le doute, Gwaelyan se tassa sur sa banquette, espérant ne pas se faire voir, prête à ouvrir une porte tridimensionnelle pour fuir, elle ne tenait vraiment pas à recevoir (encore) un blâme de ses supérieurs hiérarchiques.

Elle fut alors soulagée l'instant d'après en constatant que la prêtresse s'était dirigée vers une table de joueurs, s'invitant elle-même à la partie. Piquée par la curiosité, elle aurait voulu suivre de plus près cette partie, mais elle fut à nouveau retenue par la poigne ferme de Spyrolx, dont elle croisa cette fois le regard. Il lui fit clairement comprendre qu'il était inutile de discuter. Elle céda, elle n'aurait décidément pas le dernier mot aujourd'hui, même si rester tranquille à cette table était pour elle d'un ennui profond. Le tavernier lui apporta sa dernière commande et elle lui paya son dû. Elle se mit à siroter sa bière, tout en tentant d'observer ce qui se passait à la table des joueurs. Malheureusement, d'autres curieux s'étaient rapprochés de la table, obstruant ainsi son champ de vision. D'après ce qu'elle pouvait entendre, la partie était animée et les paris fusaient de toute part. Voyant qu'elle n'en apprendrait pas plus, elle se concentra sur la conversation de Spyrolx et Bonten qui discutaient politique.

C'est alors que l'atmosphère du lieu changea: elle vit la prêtresse accourir vers elle, pour ensuite se lancer un sort de rapidité et mieux fuir. Avant que Spyrolx n'ait eu le temps de réagir, Gwaelyan bondit hors de la banquette et se mit elle aussi à incanter quelques sorts sur les assaillants:
"Decrease Agi... Decrease Agi... Decrease Agi..."

Se faufilant ainsi entre les badauds, la minuscule jeune femme fut surprise de tomber sur un des prêtres hauts placés de Prontera, visiblement incapable de s'exprimer clairement. Elle lui lança un sort de soin et aussitôt celui-ci se mit à hurler sur sa salvatrice:

-"Gwaelyan! Vous! Encore ici! Ce n'est pas croya... " Et c'est tout ce qu'il put prononcer car la prêtresse l'avait replacé dans son état initial, l'abandonnant sur place.

La lumière aveuglante de l'ouverture d'une porte tridimensionnelle était apparue. Quelque chose clochait, d'habitude la lumière n'était pas aussi intense. Elle remarqua alors que cette porte, au lieu d'être ouverte verticalement au niveau du sol, était ouverte horizontalement au niveau du mur. Décidément, cette prêtresse avait des capacités étonnantes. Mais à peine la lumière eut-elle disparue que les hommes se retournèrent contre elle. C'était elle, selon eux, qui avait entravé leur mouvement et qui avait permis à cette première prêtresse de fuir. Il était temps pour elle aussi de disparaître. Elle ouvra à son tour une porte, au niveau du sol et sauta dedans. Geffen-Est. Calme et paisible comme d'habitude. Et comme d'habitude, Zalou fumait sa pipe assis à même le sol, sur le bord de la voie. Elle lui adressa un salut de la tête et reprit son chemin, comme si il ne s'était rien passé de particulier.

Spyrolx de son côté avait dû disparaître à sa manière et entrainer vers l'extérieur son interlocuteur. Etrangement, on entendit plus jamais parler de ce dernier. Le recrutement avait bel et bien échoué, et ce malgré tous les efforts du roublard.


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Spyrolx
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MessageSujet: Re: La Quête   Lun 21 Fév - 22:31

Très bonne continuité du récit.

Un chose me frappe néanmoins, la frêle prêtresse a du boire au moins 10 bières en l'espace de 20 min.

tssss, C'est pas bien joli tout ca !!! What a Face
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Shen
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MessageSujet: Re: La Quête   Mar 22 Fév - 8:23

j'ai adoré !!!!
encore !!! Very Happy
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Gourry
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MessageSujet: Re: La Quête   Mar 22 Fév - 21:34

Chapitre 2 - Une nuit sans lune

Prontera était à l'origine une petite ville de moindre importance bien loin derrière Izlude. Cette dernière profitait de son port résolument tourné vers le commerce avec les Royaume de l'Est et de sa proximité avec le palais royal pour assoir sa domination économique. Les marchands avaient vite compris qu'en contrôlant le commerce maritime, ils contrôleraient Prontera, et par la même occasion le pouvoir politique. Ce fut Tristan III qui, deux ans après son accession au trône, mit à profit l'insurrection des Orcs de 1215 pour renverser la tendance. Il fit de sa capitale un centre militaire de premier ordre, introduisit les guildes des forgerons dans l'enceinte de la ville et réduisit les taxes pour les marchands de biens et de services qui participaient à l'effort de guerre. Les mercenaires furent inviter à siéger avec leurs Guildes à Prontera et la ville s'agrandit brutalement en quelques années. Encore aujourd'hui on peut aisément distinguer la surface couverte par la ville avant sa mutation : les anciens remparts sont toujours dressés, coupant la cité en deux.

La présence des miliciens avait néanmoins apporté son lot de désagréments impossibles à juguler. La vieille-ville était devenue leur terrain d'affrontement. Des contrats signés dans les tavernes étaient dénoncés sitôt sortis dans la rue. Les alliances forgées dans de sombres ruelles volaient en éclat au moment du partage du butin alors que le sang de la victime était encore chaud. Chaque nuit était le théâtre de vengeance d'une Guilde contre les exactions commises sur l'un de ses membres. Les habitants avaient pris l'habitude de verrouiller scrupuleusement leurs portes et n'ouvraient sous aucun prétexte quand bien même un homme agonisait sous leurs fenêtres.

Incapable de ramener l'ordre, le roi choisit de contenir le désordre : la Garde Royale se regroupait la nuit venue à l'extérieur des anciens remparts. Leurs ordres étaient simples : tirer à vue s'il y avait un risque de débordement en dehors du cœur de ville. La Guilde des Assassin de Morroc avait ainsi saisi l'occasion pour s'ériger en 'garant' de l'ordre public dans ce quartier délaissé. Leurs règles étaient simples : tout ce qui ne nuisait pas aux intérêts de la Guilde était permis, le reste promptement réprimé.

Il y avait néanmoins une organisation qui était au dessus de tout cela. Pour le "service de Walther de l'Église de Prontera" - que d'aucuns nommeraient Inquisition - il n'y avait aucune règle, aucune loi. Juste des objectifs. Celui de ce soir était au demeurant fort simple. De l'avis du Capitaine Gabriel Valentine, si on les avait laissé faire dès le début, elle serait déjà rentrée avec ses hommes. Le clergé avait insisté pour dépêcher des instructeurs pour ramener la nécromancienne pensant qu'elle accepterait d'écouter la voix de la raison si elle était dispensée par ses anciens mentors. La gradée soupira en pensant à tout ce temps perdu et dispersa quelques guetteurs autour de la place des Eaux-Vives avant de s'enfoncer dans les ténèbres avec le gros de sa troupe vers la taverne dans laquelle on parlait encore de l'altercation.


Un homme d'expérience aurait immédiatement senti le danger approcher. Il se serait méfié du calme illusoire dans lequel était plongé le quartier marchand. Un homme de grande expérience aurait su rebrousser chemin tapi dans les ombres sans se faire voir. La jeune prêtresse que j'étais pris à peine le temps d'évaluer la situation de la place des Eaux-Vives. Pas un bruit. Personne en vue. Je me redressais de derrière mon tonneau, traversait la place le plus rapidement possible et frappais à la porte du forgeron. Pas de réponse, je frappais un peu plus fort.
- Qui est-ce ?
- Sylphiel. Ouvre-moi s'il te plaît.
La serrure joua et la lourde porte pivota le tout sans un bruit. Hollgrehenn était un maître dès qu'il s'agissait de plier le métal à sa volonté. Il apparu dans l'encadrement de la porte, une lanterne sourde à la main réglée de telle manière à ne laisser filtrer qu'un rai de lumière.Je rentrais et le laissait refermer la porte. Il ouvrit les volets de la lanterne et me dévisagea. Je ne l'avais pas revu depuis presque sept ans : il accusait le poids des années mais semblait plus mûr.
- Les rumeurs vont bon train à ton sujet tu sais ?
- Je suppose qu'elles doivent toutes charrier une part de vérité. J'ai besoin de ton aide.
- Prends la lanterne et attends moi à l'atelier.
Ces quelques mètres dans la boutique, qui fut ma demeure, me ramenèrent dans le passé. Les râteliers de la forge bien fournis en lames brillantes laissaient présager que sa période difficile était de l'histoire ancienne. Le feu couvait sous les braises encore ardentes au cœur du foyer. Il régnait une chaleur agréable en cette période de l'année. Je savais par expérience qu'en été cette pièce était une véritable fournaise.
Le maître forgeron revint moins d'une minute plus tard avec un coffret en bois d'une coudée qu'il posa sur l'établi.
- Tu es recherchée par l'Église assena-t-il en me regardant droit dans les yeux.
- Toujours ta manière d'aller droit au but. Ta question mérite une réponse à la hauteur, et donc oui.
- Il n'y a pas encore eu d'avis de recherche, ce n'est pas courant.
- Si tu le dis... Écoute, je sais que c'est difficilement compréhensible pour toi qui travaille dur, mais il me fallait de l'argent pour quitter cette ville. Je ne te demande qu'un peu d'aide.
- Soit. Qu'attends-tu de moi ?
- La nuit la plus longue est dans deux jours. Je pourrais aisément fuir pendant les réjouissances, la foule me couvrira. Peux-tu me cacher d'ici là ? demandais-je fiévreusement.
Rien n'obligeait Hollgrehenn à accepter. On avait aucun lien de parenté, et le risque en ce qui le concerne était immense. L'Inquisition se montrait sans pitié pour les complices des criminels.
- Tu es bien naïve Sylphiel...
Je senti un filet de sueur froide couler dans mon dos. M'avait-il trahi ? Je résistais à l'envie de tourner la tête pour scruter la boutique.
- Que veux-tu dire ?
- Que cette maison est très certainement surveillée. Tu es prise au piège, et je me suis condamné en t'ouvrant.
Cette simple phrase me coupa le souffle. La culpabilité laissa un goût de cendre dans ma bouche. Avoir pensé qu'il m'avait vendu. Ce fut à peine plus qu'un croassement qui sorti de ma gorge.
- Désolée...
- Je ne voulais pas t'embarquer là dedans rajoutais-je difficilement.
- Si j'avais voulu rester en dehors, je ne t'aurais pas ouvert. J'ai choisi ma voie, à toi de faire de même maintenant. Il n'y a pas une minute à perdre, l'assaut est imminent.
- Pourquoi m'avoir laisser entrer si tu le savais ?
Hollgrehenn se dirigea vers une armoire massive visiblement peu décidé à discuter plus longtemps de ce sujet.
- Prends la lanterne et le contenu du coffret. Il s'agit d'une réplique d'une arme qu'un aventurier m'a un jour apporté. C'était mon cadeau pour la fin de tes études d'acolyte.
J'ouvrais le coffret et vit au premier regard que j'avais devant moi une pièce unique parmi tout ce qu'il avait jamais créé. Reposant sur un lit de velours pourpre, une masse intégralement en métal semblait attendre son heure. L'acier jetait des reflets bleutés typique de l'orichalque que les gens simples appelaient "oridécon". Des runes étaient gravées sur le manche. Le pommeau s'accordait parfaitement à ma main. Comment était-ce possible ? Nous ne nous étions pas revus depuis sept ans !
Son créateur s'était arrêté de fouiller dans son armoire et m'observait.
- Le manche dissimule une chaîne. Une pression sur la pierre sertie la libérera, augmentant de fait brusquement l'allonge. Fais attention : le maniement d'un fléau diffère grandement d'une masse. Soit sûre de t'exercer consciencieusement.
Je restais sans voix. C'était un présent d'une valeur inestimable. Le présent d'un inconnu qui n'était même pas mon père.
- Elle ne te donnera pas de conseil, ne choisira jamais pour toi, mais peut-être saura-t-elle te protéger mieux que je ne l'ai fait. Allons, il faut te dépêcher maintenant. Viens ici.
Il s'écarta de devant l'armoire, dévoilant une trappe relevée. La masse de désordre sur le côté laissait penser qu'elle était habilement dissimulée en temps normal.
- Les égouts murmura-t-il, ils te conduiront à l'ouest de la ville dans les halliers. Ce n'est pas la première fois qu'il serviront, aussi fait bien attention quand tu en sortiras. Il y aura sûrement une garde.
- Merci dis-je simplement, incapable d'en dire plus.
- Adieu Sylphiel.
Il m'étreignit rapidement et me fit signe d'y aller.
La trappe se referma pratiquement sur moi. Je descendis l'échelle, porta la lanterne à hauteur de mon visage me mis en marche.


Hollgrehenn n'avait pas recouvert complétement la trappe que la porte d'entrée - pourtant en chêne massif - vola en éclats. Dans l'encadrement se tenait une femme en armure rutilante une masse brillante à la main. Sa prouesse ne l'étonnait guère et elle ne paraissait pas en souffrir le moins du monde. A croire que la porte n'avait offerte aucune résistance à son coup. La boutique fut promptement occupée par une dizaine d'hommes en armes.
- Je veux quatre hommes avec moi, le reste me ramène la bonne femme !
Disciplinés ils n'attendirent pas qu'elle finisse sa phrase pour obtempérer. Le forgeron compta huit hommes qui se ruaient dans l'étroit passage avant de se faire brutalement plaquer au sol.
- Tu as de la chance marchand ! Je pensais que cette infidèle chercherait la protection de la Guilde qu'elle avait rencontré ce soir à la taverne de l'Ours Poilu plutôt que ton aide.
- Ainsi elle s'est mise sous la protection d'une Guilde ? Même vous aurez du mal à l'attraper ricana l'artisan.
- Tu ne me comprends pas on dirait. Cette femme n'a pas saisi sa chance. Elle est seule. Tu l'as envoyé à une mort certaine.
- Espèce de sal...
Hollgrehenn était pourtant de constitution solide mais il accusa le coup. Il sentit le goût du sang au fond de la bouche et cracha deux dents. Sa mâchoire lui faisait mal, elle était sûrement fracturée.
- Néanmoins, je ne souhaite pas faire deux erreurs le même soir. Tu vas nous aider à nous préparer en vue de son hypothétique survie.
- Sans moi.
- Mais je n'ai jamais dit que tu allais le faire de ton propre chef... On pourrait te mettre à la question, les braises sont encore ardentes et tu as quantité de fers aux formes des plus originales. Mon expérience m'a appris que les plantes de pieds étaient très réceptives susurra-t-elle en se délectant de l'horreur qui se peignait sur le visage de son prisonnier. Mais vois-tu, je n'ai pas le temps d'attendre.
- Capitaine Valentine ? l'interpella une tête qui sortait de la trappe.
- Vous l'avez attrapé ?
- Je regrette Capitaine, la bougresse à ouvert moult Warp Portal au sol, nous ne pouvons avancer sans risque de nous faire envoyer on ne sait où !
- Bande de nuls ! Je savais qu'il vous serait utile... Cthulhu !
- Quoi encore ? lança une voix depuis l'extérieur. Vous avez besoin d'un Ganbantein ? Je finis de fumer ma pipe avant.
- Imbécile explosa la femme en armure, on aura plus vite fait d'attendre que les portails se referment !
- Eh bien attendez donc cher Capitaine Valentine. Je vous rappellerai juste que ce sont vos hommes qui ont souhaité m'écarter de l'assaut et jouer les gros bras.
- On réglera ça devant vos supérieurs sorcier !
- Si cela vous chante...
- En attendant venez là ! Je veux tout savoir du passé de cette bonne femme !
Le sorcier entra dans la pièce faiblement éclairée. Le prisonnier vit un homme richement vêtu s'avancer vers lui, s'agenouiller et cru apercevoir le temps d'une seconde un regard désolé. Le jeteur de sort se releva et regarda l'artisan toujours maintenu au sol.
- Sense ! Prononça-t-il d'une voix dure.
Hollgrehenn senti une présence s'insinuer dans sa tête, fouiller sa mémoire, ses souvenirs les plus intimes. Le forgeron pleurait, hurlait, se débattait. Rien n'y faisait, le viol insidieux se poursuivait indépendamment de sa volonté. Le sorcier passait rapidement en revue les grand événements de sa vie.
- Voila, je l'ai. Cet homme l'a recueillie en 1221, en été. Il l'a achetée à un groupe de 4 hommes qui retiraient une commande. Ils n'avaient pas assez de zenys et ont laissé la fille en dédommagement.
- Les noms de ces hommes ?
- Il ne s'en souviens plus après sept ans visiblement. Mais apparemment il tient un registre de ses commandes. Il se souvient avoir noté la commande comme payée en échange de la fille.
- Où range-t-il ces registres ?
- Un moment... Cette information doit être rangée dans la mémoire immédiate... Je l'ai, ses archives sont à l'étages, deuxième pièce à gauche, une armoire à côté d'un bureau. C'est tout ce qu'il vous fallait ? Je vais endommager son système nerveux si je reste trop longtemps.
- Tu peux te retirer mage autorisa la femme en baissant les yeux sur le corps secoué de spasmes qui n'était plus retenu par personne. Elle se retourna vers ses deux gardes qui attendaient ses ordres droits comme des 'i'. Rappelez les hommes dans les égouts, dépêchez un courrier à destination de la garde de permanence à la sortie de ces souterrains et trouvez moi ces registres. On lève le camp dans une minute !


J'avais entendu un son assourdissant à l'étage, une voix tonnant des ordres. Sans réfléchir je me retournais et scandais une série de sortilèges de façon à recouvrir le couloir de glyphes de téléportation. Cela me ferait gagner de précieuses secondes. Je me jetais un sort de rapidité et tournais les talons, détalant dans le dédale de couloirs. J'essayais de garder la même direction le plus longtemps possible. Aux intersections je suivais la direction de l'eau qui s'écoulait - je l'espérais en tous cas - vers la sortie. Hors d'haleine, je m'arrêtais pour reprendre mon souffle contre un mur moisi par l'humidité ambiante. Le bruit de ma respiration et des écoulements étaient les seuls sons que je m'attendais à percevoir. Je me trompais. Des crissements incessants se faisaient entendre, des ombres traversaient fugacement la zone éclairée par la lanterne.
- Quoi que ce soit, cela répugne à m'attaquer pensais-je à voix haute.
- Soyons bons voisins le temps de mon passage par chez vous ajoutais-je d'une voix chevrotante.
Un battement d'aile furieux résonna à quelque mètre de moi. Le son s'amplifiait et je ne demandais pas mon reste, mue par la terreur jusqu'au prochain virage dans le couloir. Hélas, je manquais d'agilité, et la pierre humide était traitre. Mon pied glissa, la lanterne tomba, se brisa et s'éteignit immédiatement lorsque l'huile se mélangea à l'eau croupie.
- Bordel de... Aie... Mon pied... Heal grinçais-je entre les dents.
Rien ne se passa. La fatigue avait tari la source de magie qui coulait d'habitude en moi. Tant pis, je me contenterais d'un soin superficiel pensais-je. C'est en boitant légèrement que je repris ma route dans les ténèbres, plus profondes qu'une nuit sans lune...


Dernière édition par Gourry le Mer 23 Fév - 10:20, édité 4 fois (Raison : Orthographe / Grammaire (merci Spy ^^))
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Vilduff
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MessageSujet: Re: La Quête   Mar 22 Fév - 21:54

Merci
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MessageSujet: Re: La Quête   Mar 22 Fév - 21:56

A vous lecteurs
Déjà, merci pour votre soutien. Je vous prie de pardonner la mise en page assez simpliste que propose les forums. Je vais éditer un document word au fur à mesure qui sera posté sous forme de PDF sur le net.
Rappelez-vous qu'il s'agit d'un récit déconseillé aux moins de 16 ans. Je ne peux pas dire "interdit" dès lors qu'il est accessible en ligne, mais jeunes amis, vous êtes prévenus. Patientez, il ne disparaîtra pas ;-)

Licence
Le texte que vous lisez est publié sous licence Creative Commons by-nc-sa : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/
Ça c'est fait.

Participation
Si vous voulez écrire / build par dessus, allez-y, ne vous gênez pas ! La seule contrainte : essayez d'éliminer le plus de fautes possibles et soyez créatif ^^.
Vous serez auteur de votre part du récit. Pensez donc aux responsabilités que cela implique s'il vous plaît (insultes, diffamation, contenu choquant, ...). Je ne ferai pas de modération.

Si vous ne vous sentez pas d'écrire, ce que je peux comprendre, ou que vous n'avez pas d'idée pour vous lancer, vous pouvez me faire un petit MP et j'essayerai de vous introduire dans le récit selon vos grandes lignes (mechant, bon, indécis, maladroit, dieu sur terre, ...). Essayez juste de me donner un canevas qui vous corresponde tout en restant "humain" dans ce cas.

Le futur de ce récit (utile pour vous aider si vous voulez vous lancer)
J'oriente mon récit sur une fuite, mon objectif à court terme est Geffen maintenant.
Ctuhlhu, si tu veux build sur ton personnage, tu peux me MP, je te donnerai le background que je t'avais imaginé.


Vos préférences
Préférez-vous que mon narrateur soit externe au récit (chapitre 1) ou que mon personnage soit le narrateur (chapitre 2) ?


Édition : document PDF créé. Celui-ci contient le prologue et le chapitre 1.
J'ai pris la liberté de corriger les coquilles, erreurs typographiques et pas mal de fautes (surtout dans mon texte). J'ai bon espoir qu'il soit également plus simple à lire sous cette forme. Le lien sera bientôt disponible dans le topic de tête.
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Black-73
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MessageSujet: Re: La Quête   Mer 23 Fév - 7:30

Black arriva sur son drake... Mais qu'est-ce que je dit, je suis pas romancier =P

Gogo chapitre 3 c'est passionnant Smile
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Gwaelyan
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MessageSujet: Re: La Quête   Mer 23 Fév - 15:47

Spyrolx a écrit:
Un chose me frappe néanmoins, la frêle prêtresse a du boire au moins 10 bières en l'espace de 20 min.

tssss, C'est pas bien joli tout ca !!! What a Face

Mais non 5 bières en l'espace d'une bonne demi-heure seulement. x)
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Gwaelyan
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MessageSujet: Re: La Quête   Mar 8 Mar - 15:10

Les égouts de Prontera grouillaient littéralement. Rats blancs échappés de laboratoire, chauve-souris hématophages, blattes géantes, moisissures mutantes, ... C'était également le repère de paumés, drogués, putains, mendiants, orphelins, criminels,..., bref de la racaille en tout genre, à qui la fortune n'avait guère souri dans la vie. Les autorités les avaient désignés sous le terme des Innommables. Ceux-ci s'étaient regroupés dans des campements de toiles humides autour de feux misérables, constituant une véritable Cour des Miracles. Le lieu était tellement peu fréquentable que l'Ordre des Chevaliers de Prontera préféraient engager des volontaires pour "régler la situation" que d'y descendre eux-mêmes. Bien entendu, le volontaire se faisait rare.

Cependant, la "situation" des égouts de Prontera n'avait guère effrayé cette femme de 55 ans aux cheveux poivres et sels, qui y descendait très régulièrement, à la recherche d'ingrédients très particuliers, et surtout qu'elle déclarait ne trouver nulle part ailleurs. Les Innommables avaient pris l'habitude de la croiser et la laissaient vaquer à son gré dans les égouts. En échange, elle plaçait à leur disposition ses compétences de rebouteux et sa connaissances des herbes médicinales. Néanmoins, elle devait tout de même rester très prudente: il n'était jamais bon de croiser la route de certains individus, ce qu'elle avait déjà appris à ses dépens.

Soudain, une main crochue accrocha sa cape. Une voix rocailleuse: "L'aumône s'il vous plait." Agripine venait à peine de pénétrer à l'intérieur des souterrains. Elle se contenta d'ignorer la bougresse, en tirant d'un coup sec sur sa cape. Elle ne pouvait rien pour elle de toute façon. Elle s'enfonça dans les ténèbres.

Elle avait désormais dépassé les campements. Elle s'enfonçait au plus profond des égouts. Ses lunettes spéciales lui permettaient de se diriger sans heurts dans ce noir obscur, elle pouvait alors agir en toute discrétion. C'est alors que son regard fut attiré par une faible lueur au loin. Il y avait quelqu'un. Qui que ce soit, ce quelqu'un était bien imprudent. Certains êtres vivants ici pouvaient devenir fous à la vue de la moindre lumière. Encore un de ces volontaires de l'Ordre des Chevaliers? Non certainement pas, il n'aurait pu passer au-delà des camps des Innommables. Du moins pas en montrant une telle imprudence. Silencieusement, Agripine s'approcha de la lueur, tout en restant à l'abri des ténèbres. Il s'agissait bien d'une personne avec une lanterne. Une jeune femme semblait-il. Elle semblait quelque peu épuisée et pourtant continuait malgré tout à avancer. Une fugitive! Agripine avait suffisamment connu de situations désespérées pour savoir qu'une jeune femme sensée n'irait pas se perdre dans ces répugnants égouts sans un bon motif. Elle boitait. Néanmoins, il semblait que ses poursuivants avaient abandonné sa poursuite. A moins qu'ils l'attendent ailleurs. Dans ce cas, quels seraient les meilleurs endroits que les sorties mêmes des égouts?

Comme Sylphiel approchait de la zone où se tenait la marchande, cette dernière remarqua son habit de prêtresse. "Encore une, prise aux mains de la Sainte Inquisition" ne put s'empêcher de penser l'alchimiste. Cette réflexion la ramena 30 ans en arrière. La Sainte Inquisition de Prontera avait provoqué nombreux tumultes dans sa vie d'alors, incapable qu'elle avait été de mener sa mission à bien.

Heureusement, quelqu'un avait assassiné la Grande Inquisitrice Firmelna, achevant une période atrocement sanglante de l'Eglise. A l'époque, une poignée de dévots fanatiques s'étaient emparés du pouvoir de l'Eglise et avaient déclaré le culte du Dieu unique, Elfind, allant à l'encontre des croyances populaires. La répression se fit sévère: il n'y eut pas un jour de la semaine sans voir la fumée d'au moins un bûcher s'élever au-delà de la ville... Telle avait été l'œuvre visible de Firmelna. A sa mort, ses bigots exaltés disparurent et Elfind, héros de temps oubliés, fut tout bonnement chassé des mémoires.

Agripine, perdue dans ses réflexions, les yeux dans le vague, ne vit pas approcher d'elle le cercle de lumière. Elle allait être découverte quand d'épuisement la prêtresse trébucha. Par pur réflexe, sans doute conditionnée par sa dernière mission, Agripine fit un pas dans le cercle de lumière et reteint Sylphiel dans sa chute. C'est alors qu'elle réalisa ce qu'elle venait de faire. "Et merde! Dans quelle galère me suis-je encore fourrée?!" Bon bah puisqu'elle en était là, autant aider cette fugitive à présent.

Surprise, Sylphiel voulut envoyer un pain à la figure de l'alchimiste. Tel un diable de sa boîte, une petite créature aux formes marines surgit du chariot de la marchande et arrêta le poing de la jeune femme avant qu'il n'atteigne le visage de sa maîtresse. Tranquillement, Agripine sortit de sa besace un morceau de viande séchée qu'elle offrit en récompense à la créature, qui s'installa alors docilement sur le sol pour savourer cette fabuleuse friandise. Ôtant ses lunettes de vision nocturne, la marchande fit asseoir Sylphiel et commença l'examen minutieux de son pied. La blessure sans doute légère au début s'était aggravée par la longue course effrénée dans le labyrinthe tortueux des égouts. Sans mot dire, Agripine s'empara d'une fiole de son chariot et en étala le contenu miraculeux sur le pied de la prêtresse. L'effet se fit sentir sans tarder, la prêtresse était capable à nouveau de marcher. Quant au contrecoup de ce produit, la prêtresse ne remarquerait les effets que bien plus tard.

L'alchimiste remettait à présent ses lunettes bien en place et se préparait à repartir dans l'obscurité des égouts. "Evitons autant que possible les problèmes."




[HRP] Agripine peut faire bien plus pour Sylphiel, tout dépend de comment celle-ci réagit[/HRP]

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